Les deux techniques redessinent les sourcils par dermopigmentation. Mais elles ne produisent pas le même effet, et ne conviennent pas aux mêmes peaux. Voici de quoi comprendre — le choix final se fait ensemble, à l’institut.
Le microblading — l’effet poil à poil
Le microblading dessine le sourcil trait par trait, en reproduisant l’implantation naturelle du poil. Le résultat est d’une grande finesse — des sourcils restructurés, comblés là où ils sont clairsemés, avec un rendu très naturel.
C’est la technique idéale pour redessiner une ligne, combler des trous ou redonner une structure à des sourcils devenus rares avec le temps.
Le microshading — l’effet poudré
Le microshading dépose le pigment en densité douce, comme un maquillage aux poudres qui tiendrait en continu. Le résultat est plus structuré, légèrement plus soutenu — celui d’un sourcil travaillé au crayon, mais sans le refaire chaque matin.
Il est souvent privilégié quand la peau ou le mode de vie retiennent moins bien les traits fins du poil à poil — c’est un point qu’on évalue ensemble, selon votre peau, lors du rendez-vous.
Comment se passe la séance
Comptez environ trois heures, et une bonne partie ne pique pas du tout — c’est le temps du dessin. Tout commence par la prise de mesures — la ligne est construite en fonction de vos proportions, dessinée au crayon, ajustée avec vous et validée avant le moindre pigment. Vous ne découvrez rien à la fin — vous avez tout choisi avant.
La pigmentation vient ensuite, par étapes, avec des pauses. La sensation varie selon les personnes — la plupart la décrivent comme désagréable sans être douloureuse, et Ingrid adapte le rythme à votre confort.
La retouche et la tenue
Le résultat définitif s’apprécie après cicatrisation complète — la couleur s’éclaircit sensiblement dans les jours qui suivent la séance, c’est normal. Une retouche (100 €) permet ensuite de parfaire la densité et la symétrie.
La dermopigmentation n’est pas un tatouage définitif — elle s’estompe progressivement, en général sur un à deux ans selon la peau, l’exposition au soleil et le mode de vie. Vous restez libre de la faire raviver, d’ajuster la forme ou de laisser filer.
Les précautions honnêtes
Certaines situations demandent un avis préalable ou un report — grossesse, traitements en cours, affections de la peau sur la zone. On en parle simplement avant de programmer la séance, et si ce n’est pas le bon moment, on vous le dit.
Côté hygiène — la peau est désinfectée avant et après le geste, et les lames sont stériles, à usage unique, éliminées après chaque séance dans un collecteur dédié aux déchets de soins.
